Laïcité Féministe

  • Constitution

    Constitution

    La Constitution canadienne réfère à Dieu « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit…»

    Un État laïc ne réfère pas à Dieu notamment afin de séparer clairement l’État des religions ou des croyances religieuses.

    Pour les femmes qui ont souvent subi des attaques à leurs libertés au nom de Dieu, la référence à Dieu n’a rien de rassurant.

    Inscrire la séparation des pouvoirs entre l’État et la religion ainsi que la neutralité de l’État dans la Charte des droits et libertés du Québec est aussi une voie pertinente pour affirmer le caractère laïc de l’État québécois.

  • Patrimoine

    Patrimoine religieux

    Un Québec laïc peut continuer à avoir des noms évoquant des Saints ou maintenir la présence de croix sur les montagnes pour témoigner des Églises catholiques et protestantes dans l’histoire du Québec.

    Cependant ils faut aussi faire de la place aux oubliéEs de l’histoire.

    Par exemple, les noms utilisés pour les parcs, les rues et les villes doivent inclure davantage de femmes.

  • Crucifix

    Crucifix à l'Assemblée Nationale

    Le crucifix est un élément contentieux de notre histoire. Il a été fixé en haut du siège de la présidence de l’Assemblée nationale en tant que preuve de l’alliance entre le gouvernement de Duplessis et le clergé qui étaient farouchement opposés au droit de vote des femmes.

    Pourquoi ne pas le mettre ailleurs au Parlement, loin des débats, avec une explication concernant les raisons qui ont motivé à la fois son installation par le gouvernement de Duplessis et son déplacement dans un autre espace du Parlement ?

  • Conseils de ville

    Prières aux conseils de ville

    Une minute de silence ou de recueillement peut avoir lieu sans déroger à la séparation de l’État et des religions ou offenser croyantEs ou athéEs. Toutefois, une prière qui réfère à Dieu ou à une confession particulière est contraire aux principes défendus par la laïcité car on peut douter de la neutralité des personnes qui s’apprêtent à prendre des décisions au nom de toutes et de tous.

  • Signes religieux

    Signes religieux dans les services publics

    L’État laïc doit être neutre et les personnes qui y travaillent doivent respecter leur fonction et en ce sens s’abstenir de tout prosélytisme ou de toute attitude ou comportement contraire à la Charte des droits et libertés du Québec. S’ils respectent ces règles et que leurs tâches et leur sécurité le permet, les travailleuses et travailleurs de la fonction et des services publics peuvent porter des signes religieux. Les emplois ayant un pouvoir coercitif doivent faire l’exception. Pensons aux juges, aux procureurEs, aux policières et policiers.

    En interdisant, au nom de la neutralité, les seuls signes religieux dits « ostentatoires », on crée une discrimination indirecte des religions minoritaires et un avantage pour les croyantEs catholiques et les athéEs. Interdire tous les signes religieux, quels qu’ils soient, aurait pour effet de discriminer bon nombre de croyantEs dans leur accès au travail. Pour les femmes, l’accès à l’emploi est essentiel dans leur recherche d’autonomie.

  • Accommodements

    Accommodements raisonnables

    Les gouvernements et entreprises privées peuvent établir des normes universelles dans leur pratique de gestion ou sur le plan de l’offre de service. Des clientEs ou employéEs peuvent demander un accommodement qui peut être accepté s’il est raisonnable. Pour être jugé raisonnable, il doit y avoir discrimination si la règle universelle est appliquée. Le fait de répondre à la demande ne doit pas devenir une contrainte excessive pour l’organisation et les droits d’autrui ne peuvent pas être brimés.

    Enfin, l’évaluation de la pertinence de l’accommodement doit se faire à la lumière d’une clause interprétative de la Charte des droits et libertés de la personne à l’effet que l’égalité entre les hommes et les femmes doit être respecté.

    Ce qui manque aux décideurs et administrateurs ; le soutien et parfois le courage pour appliquer adéquatement cet outil d’évaluation.

  • Niqab et burqa

    Niqab et burqa

    Ces vêtements qui font qu’on ne peut communiquer d’égale à égal avec une personne peuvent être interdits dans certains cas, notamment pour les employéEs des services publics. Il est également raisonnable pour l’État d’interdire le port de certains vêtements ou signes pour des raisons de sécurité ou d’identification.

    Pour ces raisons, il est acceptable que l’État interdise le port du niqad et de la burka dans la fonction publique et les services publics, tel que les garderies.

  • Écoles privées

    Écoles privées subventionnées

    Un État laïc et proféministe doit cesser de financer les écoles privées confessionnelles afin de favoriser l’intégration des jeunes dans le réseau public qui encourage le développement de rapports égalitaires. Le réseau public doit être un lieu où les jeunes apprennent le « vivre ensemble » et développent un regard critique sur leur monde et les dogmes qui s’y développent. L’école religieuse ne peut garantir une telle approche.

  • Cours d'éthique

    Cours d'étique et culture religieuse

    Il est important d’offrir ces cours obligatoirement afin que les jeunes puissent comprendre les idées et dogmes qui motivent, rassemblent et divisent les citoyenNEs partout dans le monde. Cela doit donc inclure une dimension critique, y compris une critique d’un point de vue féministe, de ces dogmes religieux. Il est également important de présenter l’athéisme de manière à ne pas cantonner tout le monde dans l’univers de la croyance religieuse.